Réglementation

Rachat de téléphones d'occasion : le registre de police, étape par étape

30 octobre 2026 · 6 min de lecture

Racheter un smartphone à un particulier pour le reconditionner et le revendre, c'est une activité à part entière — pas une simple annexe de la réparation. Dès qu'un atelier achète (ou reçoit en dépôt) des téléphones d'occasion pour les revendre, deux obligations s'appliquent : une déclaration préalable, et la tenue d'un registre de police. Beaucoup d'ateliers les découvrent seulement lors d'un contrôle.

Avant même la première transaction : la déclaration préalable

Avant de commencer cette activité, elle doit être déclarée auprès de la préfecture ou de la sous-préfecture du lieu d'exercice (en ligne à Paris). La déclaration comporte :

Conservez précieusement le récépissé délivré : c'est lui qu'on vous demandera en cas de contrôle, pas un simple extrait Kbis.

Le registre des objets mobiliers (« registre de police »)

Une fois l'activité déclarée, chaque objet acheté, revendu ou reçu en dépôt doit être consigné dans un registre permettant de tracer l'objet et la personne qui l'a vendu. Deux formats sont possibles :

Le détail exact des champs à renseigner est fixé par les articles R321-3 à R321-5 du code pénal — en pratique, le commissariat qui vous remet le registre papier vous fournit le modèle à suivre.

Occasion et reconditionné ne sont pas la même chose aux yeux de la loi : un appareil simplement racheté puis revendu reste un bien d'occasion, tandis qu'un appareil contrôlé et réparé si besoin avant remise en vente relève du reconditionné. Les deux circuits méritent d'être tracés séparément dans votre gestion.

Ce qu'on risque à ne pas le tenir

L'absence de registre, son inexactitude ou le refus de le présenter à un contrôle est un délit :

À cela s'ajoute l'information à fournir à l'acheteur au moment de la revente : caractéristiques de l'appareil, prix, identité du professionnel, garanties applicables (garantie légale de conformité de 12 mois, garantie des vices cachés de 2 ans), et le fait qu'il s'agit bien d'un bien d'occasion.

Dans la pratique, au comptoir

Le vrai défi n'est pas réglementaire, il est opérationnel : noter systématiquement chaque rachat sans l'oublier un jour de rush, retrouver une fiche six mois plus tard si la police la demande, et ne pas mélanger ces entrées avec le reste de la caisse. Le module Rachat d'occasion de GestAtPhone enregistre chaque transaction avec l'appareil, le vendeur et le prix au moment même du rachat, et la conserve avec le reste du dossier client — sans registre papier à ressortir d'un tiroir.

Cet article a une vocation informative et ne remplace pas un conseil juridique personnalisé. Pour la déclaration préalable ou le modèle exact de registre, rapprochez-vous de votre commissariat, de votre préfecture ou de votre chambre de métiers et de l'artisanat.

Chaque rachat tracé, sans registre papier à tenir à part

Le module Rachat d'occasion de GestAtPhone enregistre vendeur, appareil et prix à chaque transaction.

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